HISTOIRES   COURTES
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Le rayon Lecture :  Policier, Romance, Humour, Drame, Instant de vie...

Une histoire courte 2 fois par semaine (Lundi & Jeudi).

Avec la possibilité de relire ces  histoires courtes déja diffusées (dans l'Historique...).


Ces histoires sont libre d'accès sans droit d'auteur avec la possibilité de les télécharger.
(Oeuvre plubliée sous licence Créative Commons byncd 3.0).

Bonne Lecture à tous.
                                                                                                        Jacky PANCHAUD



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 Historique
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Un rat de marée
 Maxime Tronchet  ( Policier )
 


Oeuvre publiée sous licence Creative Commons by-nc-nd 3.0


 
Paul regarde sa montre, il est dix-neuf heures trente. Il lui reste trente minutes avant qu’il finisse son service. Il est scientifique pour un laboratoire pharmaceutique, et, avant de partir, il doit s’assurer que tous les animaux du laboratoire ont le nécessaire pour la nuit. Le scientifique range son matériel puis il récupère le singe qui lui a servi d’étude aujourd’hui.

— Viens par-là mon petit, dit-il au singe en le poussant doucement dans sa cage de transfert. Il prend la cage et éteint les lumières du laboratoire, il est le dernier à partir du laboratoire ce soir. Il sort dans le couloir, met la clef dans la serrure pour fermer son bureau, quand des couinements et des bruits étranges au fond du couloir l’arrêtent. Chaque espèce d’animaux a son propre box où sont stockées les cages. Cela est fait pour éviter au maximum les contacts entre les animaux.

Pour deux raisons principales : en premier pour ne pas fausser les tests et aussi pour ne pas qu’une espèce puisse créer une réaction par rapport à une autre. Il s’empresse donc de fermer la porte, pour aller voir ce qui cause un tel bruit du côté des animaux. Le couloir est assez sombre, le soleil est presque couché mais les lumières automatiques n’ont pas encore détecté l’obscurité.

Il s’approche des box, le bruit s’amplifie à chacun de ses pas, aussi il constate que le singe est de plus en plus anxieux et montre des signes de stress. Il arrive devant la porte du premier box, où les singes sont stockés, il constate que les bruits ne viennent pas d’ici. Ainsi, il ouvre le box, rentre et referme la porte derrière lui afin qu’il n’y en ait pas qui puissent s’échapper pendant la manipulation.

Le scientifique constate que comme le singe qu’il transporte, les autres singes manifestent des signes anormaux, ils sont accrochés aux barreaux de leur cage comme s’ils cherchaient à s’en échapper. Paul ne comprend pas pourquoi ils réagissent de la sorte. En cinq ans de travail dans cet établissement, il ne lui est jamais arrivé de constater de telles réactions chez ces mammifères.

Tout cela commence vraiment à l’inquiéter. Il s’empresse donc de remettre le singe dans sa cage et de ressortir du box. Dans le couloir les bruits continuent, ils semblent même amplifiés par rapport à lorsqu’il était dans le box. Il s’approche alors du box suivant où des chiens sont entreposés, le scientifique ouvre la porte, et fait un pas à l’intérieur.

 

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Il remarque qu’à l’instar des singes, ceux-là sont cloîtrés au fond de leur cage et n’osent pas bouger, ils semblent même plus affectés que les mammifères précédents. Cela l’inquiète de plus en plus. Paul referme donc la porte, et passe au dernier box où vivent des rongeurs. Les bruits viennent vraiment de cette porte, il en est persuadé.

Tout doucement, il se rapproche, il déverrouille la porte, met la main sur la poignée et l’ouvre. Une ombre noire immense déferle alors sur lui, elle le déséquilibre, il tombe. Il tente de se relever mais retombe, saisissant avec horreur le danger que cela représente. La masse noire et grouillante se rapproche de lui, l’homme tente d’y échapper en reculant sur ses coudes.

De l’inquiétude, son visage est passé à la peur. Il comprend ce qui l’attend, il bute contre le mur opposé du couloir. Il ne peut plus s’enfuir. La masse accélère, elle rattrape le peu de distance qu’il avait réussi à mettre. Celle-ci prend de la vitesse et finit par le submerger. Dans un dernier cri où se mêlent douleur et horreur, l’homme s’éteint, quand la lumière du couloir s’allume !

Le lendemain matin à sept heures, Sophie la responsable du laboratoire de recherche, arrive comme chaque matin. Elle aime venir tôt pour préparer la réunion, la journalière. Celle-ci sert à faire le point sur les avancées de la veille et à définir les objectifs et axes de recherche pour la nouvelle journée. Elle ouvre la porte principale et rentre dans le couloir qui donne à la porte de son bureau.

Arrivée devant, elle cherche dans son cabas les clefs. Quand du coin de l’œil quelque chose au fond du couloir attire son attention. La responsable stoppe sa recherche, pour s’approcher de la masse informe qui gît sur le sol. Arrivée à un mètre de celleci, elle découvre un liquide poisseux sur lequel repose un tas d’os proprement rongés. Effrayée elle recule et un cri lui échappe, elle s’empresse alors de chercher dans son sac à main son téléphone afin de contacter la police. 

 

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Elle raccroche, après leur avoir fait part de sa découverte. Puis soudain plusieurs mouvements, en direction de la porte ouverte, attirent son attention. Elle s’avance doucement, des couinements s’échappent de derrière la porte. Elle rentre prudemment, le bruit de ses talons résonnent sur le sol carrelé de la pièce. Elle constate avec effarement, que, des centaines de cages qui composent le box, toutes sans exception sont ouvertes et vides.

Elle comprend alors avec horreur ce qui est arrivé à l’homme dans le couloir. La peur la prend au ventre, quand derrière son dos, la porte se referme. Elle fait volte-face, de derrière la porte une masse noire surgit. Mais elle n’a pas le temps de voir la mort arriver que déjà, elle se retrouve ensevelie, par une armée de rat.

La police arrive sur les lieux une demi-heure après, les deux policiers rentrent dans l’institut de recherche. Ils découvrent avec horreur, comme il leur avait été signalé, un tas d’os baignant dans du sang séché. Un des officiers prend sa radio et dit :

— Agent Yanis à Central, nous aurions besoin de renforts et de scientifiques au laboratoire de recherche.

Nous avons trouvé un corps bien entamé. La radio lui confirme la réception de son message et l’envoi de renforts à la localisation indiquée. En attendant l’arrivée de leurs collègues, ils poursuivent leur investigation. Ils ouvrent les portes derrière lesquelles leur parviennent des bruits. Dans la première ils y découvrent des chiens dans leur cage, dans la deuxième ils y trouvent des singes.

Dans la dernière, ils voient que la porte est entrouverte. Prudent, l’agent sort son arme pendant que son collègue pousse la porte. Elle s’ouvre en grinçant, mais arrivée à la moitié elle se bloque avec un bruit mat : quelque chose semble l’avoir arrêtée.

Etonné, l’agent arme au poing, se tourne vers son collègue. Celui-ci lui fait signe de la tête de rentrer voir. Doucement, sans faire de bruit il s’avance, passe la porte et rentre dans la pièce. Circulairement, il contrôle chaque coin de celle-ci, le doigt sur la détente prêt à tirer à tout moment. 

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Il ne constate rien d’autre que des cages vides.

— Regarde au sol ! lui dit étonné son collègue qui l’a rejoint. Tous deux se penchent.

Ils constatent que comme dans le couloir, il y a des os sur le sol. La seule différence, par rapport à l’autre victime, est que le sang n’est pas complètement sec. Le meurtre ne date donc pas de longtemps. Très vite, ils font le rapprochement avec la personne qui leur a passé l’appel. Ils décident de concert de ne pas poursuivre leur enquête et d’attendre l’arrivée de leurs collègues.

Prudemment, ils retournent dans le couloir. Soudain, arrivés dans le couloir, ils constatent plusieurs rats qui les observent. Puis, de plus en plus de rats arrivent, il en sort de partout : des plaques du plafond, de la ventilation, des bouches d’aération et même de la pièce qu’ils viennent de quitter. La peur commence à s’insinuer en eux. Ils reculent vers la porte d’entrée. Le temps qu’ils reculent de trois pas, l’ensemble des rongeurs s’est réuni, au point de former une masse noire et compacte.

Sans attendre plus, ils se mettent à courir vers la sortie sans se retourner. La peur au ventre. Arrivés dehors, l’un des officiers referme la porte, la bloquant avec son corps. Mais en jetant un regard à travers la vitre de la porte, il ne constate aucun signe de ces animaux. Plus tard, les renforts arrivent. Plusieurs voitures de police ainsi que le camion de la scientifique.

Les policiers qui ont été témoins de la découverte des deux cadavres, s’empressent de rejoindre leurs collègues pour leur expliquer la situation et la rencontre qu’ils y ont fait. Très vite, les agents de police s’équipent afin de pénétrer dans le lieu. Ils prennent du matériel capable de repousser une quelconque attaque d’animaux.

L’objectif de cette mission est de sécuriser la zone afin que l’équipe scientifique puisse travailler sur les restes des deux pauvres victimes. Thomas est un jeune scientifique chargé d’examiner les ossements présents dans le bâtiment. Il se positionne derrière l’équipe d’intervention. Les hommes entrent, Thomas les suit. Les officiers avancent sans rencontrer aucun obstacle, le scientifique arrive devant les restes de la victime morte dans le couloir. Il constate que les os ont été grignotés très proprement ne laissant aucun morceau de chair.

 

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